parentalité bienveillante

Parentalité bienveillante et positive

Être parent n’est pas toujours simple et nous appelle souvent à nous questionner sur notre comportement. Quelle attitude adopter face aux petites bêtises ? Faut-il toujours être sévère ? Où poser ses limites ? Aujourd’hui La petite marelle présente l’approche positive d’une parentalité bienveillante.

Qu’est-ce que la parentalité bienveillante ?

Ce courant alternatif apparu depuis les années 1970 s’affranchit des méthodes traditionnelles  pour proposer une approche positive de l’éducation, en mettant le bien être de l’enfant au cœur des enjeux familiaux. Le conseil de l’Europe en a défini cinq piliers :

  1. Éducation affective
  2. Structures et règles de vie
  3. Reconnaissance
  4. Développement de l’autonomie
  5. Éducation non violente

Sommes-nous condamnés à reproduire notre éducation ?

Nous constatons que les schémas éducatifs tendent à être reproduits entre les générations. Une fois devenu parent, ces réflexes inconscients amènent parfois à agir sans remettre en question notre attitude face aux enfants. Parmi ces habitudes répétées, se trouvent de nombreux réflexes de punition et de sévérité. La petite marelle vous rassure : il est tout à fait possible de se détacher de cette influence parfois négative, la première étape étant d’en prendre conscience.

parentalité bienveillante

Changer ses habitudes, c’est possible

Harmoniser les relations parent-enfant grâce à la parentalité positive demande de mettre en place quelques habitudes. La petite marelle vous propose quelque actions à mettre en place dès aujourd’hui, afin de développer un lien d’attachement sain avec son enfant et de favoriser son développement.

  1. Ne plus faire culpabiliser l’enfant

    « Tu m’énerves », « Je suis énervé à cause de toi » sont des expressions couramment utilisées mais à bannir car elles rendent responsable l’enfant de nos émotions négatives. Exprimer calmement la raison de notre mécontentement est toujours la meilleure solution.

  2. Distinguer l’enfant de ses actes

    « Tu es infernal », « Quel idiot » sont autant de formulations qui renvoient à l’enfant une image négative de lui-même et brisent son estime. Faites lui clairement comprendre que ses actions sont à blâmer et valoriser toujours ses efforts.

  3. Évitez le chantage

    « Si tu ne fais pas cela, tu n’auras pas droit à… » et autres chantages sont autant de manipulations qui diminuent le plaisir et la motivation de l’enfant. Pourquoi ne pas lui proposer un choix simple ? S’il en comprend les conséquences il pourra réfléchir en autonomie et grandir.

  4. Exprimer les interdits de manière positive

    Pourquoi ne pas souligner ce que l’enfant a droit de faire plutôt que de rappeler les interdits ? Essayez de dire « Essaie de marcher lentement » au lieu de crier « Arrête de courir ». De façon générale, communiquez sur ce que vous attendez de lui, et non ce que vous ne voulez pas.

  5. Ayez de l’empathie

    Face aux petits chagrins, colères et bobos, respectez les émotions de l’enfant et ne minimisez pas trop son ressenti, accordez de l’importance à ses émotions. Évitez-le « Ce n’est rien, tu n’as pas mal ». Écouté, l’enfant peut se livrer et se sent respecté.

  6. Rappelez les règles à l’avance

    Rappelez ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas et tentez d’anticiper qu’il n’est pas évident pour un enfant de comprendre que l’on ne doit pas parler au cinéma, ou traverser tout seul.

Pour aller plus loin

La petite marelle vous conseille quelques ouvrages à consulter :

Nathalie de Boisgrollier, Élever ses enfants sans élever la voix, éd. Albin Michel, 2014.

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Catherine Gueguen, Pour une enfance heureuse. Repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau, éd. Robert Laffont, 2014.

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